jeudi 13 novembre 2014

Forex, CFD : l'épargnant en danger démontre l'AMF

par Didier Testot

Lorsque j'étais "seulement" journaliste au service Bourse, on me demandait souvent des conseils, j'expliquais que c'était un métier, que j'étais un observateur, pas un conseiller. Cette fois je me permet de vous donner ce conseil, surtout si vous êtes un épargnant à la recherche de placements rémunérateurs.
Car c'est à ce moment-là que vous risquez de faire l'erreur fatale de confier vos économies à des inconnus, sous couvert de sites internet magnifiques, de publicités commerciales accrocheuse, de profils avenants (vous n'imaginez pas le nombre de spécialistes du Forex, avec une chevelure blonde et une poitrine généreuse), ou vous promettant de gagner facilement de l'argent, la crise amène toujours les spécialistes de la spoliation de l'épargne à être inventifs et la faiblesse de rendements peut conduire à céder à la tentation.


(Photo d'un site de Forex russe trouvé sur Google)

Je n'ai pour une fois donc qu'un seul conseil, lisez cette étude exhaustive de l'AMF (l'autorité des marchés financiers), consacrée aux marchés des changes, le Forex, dont vous avez peut-être lu, comme si cela ne suffisait pas, que récemment des banques avaient été condamnées pour manipulations (http://www.bbc.com/news/business-30016007)

Alertée par le nombre croissant de réclamations des épargnants, l’AMF s'est penché sur ce marché libre, sans régulation, et qui attire les escrocs de tous poils. Vous avez tout à perdre à ne pas lire cette étude et à succomber au charme du Forex.





L’AMF y révèle que 9 clients particuliers sur 10 sont perdants !

L’AMF a interrogé dans cette étude des acteurs agréés constituant une part très significative du marché du trading des CFD (contract for difference) et du Forex en France.

L'AMF indique à cette occasion que "Sur quatre ans, le pourcentage de clients perdants tous prestataires confondus est proche de 89 % ; - La perte moyenne par client est de près de 10 900 euros entre 2009 et 2012 ; - Sur ces 4 années, 13 224 clients ont perdu au total près de 175 millions d’euros, tandis que les 1 575 clients restants ont gagné au total 13,8 millions d’euros.
Au-delà de cette grande majorité de clients perdants et des pertes subies, l’étude met en lumière un phénomène comportemental : le peu d’apprentissage dans le temps des investisseurs particuliers. En effet, il s’avère que les traders les plus actifs et réguliers voient leurs pertes se creuser dans le temps."

Bref, en 25 ans de métier, cette fois je vous donne un conseil, lisez cette étude, et ne tombez pas dans le panneau !

LIEN ETUDE AMF 

dimanche 2 novembre 2014

Trois Pdgs du CAC40 dans le TOP 100 du classement de Harvard Business Review

par Didier Testot
Les classements des grandes écoles, les classements des meilleurs même si beaucoup d'entre-eux sont sujet à caution scientifique voire parti-pris idéologique, il faut le dire être dans un classement reste en général plutôt flatteur.
Je n'ai donc pas pu résister à l'envie de voir si dans le "Best-Performing CEOs in the World" publié par Harvard Business Review, figurait des Français.
Je ne m'attendais pas à les voir dans le Top 3 et j'ai finalement trouvé plusieurs d'entre-eux.
À commencer par un Pdg plutôt discret comme sa société qu'il dirige depuis 2006, Benoît Potier, Pdg d'Air Liquide, leader mondial des gaz industriels et pour la santé. Société ancienne, figure du CAC40, et qui lorsqu'on regarde son parcours boursier s'apparente toujours à une valeur de "père de famille".
Mais Air Liquide ne fera sans doute pas la fête aussi vite car dans le même classement son principal concurrent, l'allemand Linde,  est lui à la 59ème place ! Encore un effort M. Potier !

Il m'a fallu aller plus loin dans le classement pour trouver d'autres dirigeants Français, et le Pdg de Valeo, Jacques Aschenbroich (interview lors de son retour dans le CAC40 sur la Web Tv www.labourseetlavie.com), qui lui dirige Valeo depuis 2009, avec un plan stratégie qui a à ce jour porté ses fruits.



Un peu plus loin dans le classement, il s'en est fallu de peu pour que Franck Riboud, le Pdg de Danone depuis 1996 n'y figure pas, il est 98ème. Franck Riboud, qui a cédé la direction opérationnelle du groupe à Emmanuel Faber, le directeur général délégué. Franck Riboud reste président du Conseil d'administration.

Voilà donc pour ce classement, qui offre peu de nouveautés côtés dirigeants français en tout cas, bien entendu, on aimerait en voir plus et surtout de nouveaux noms, de nouvelles entreprises, si le capitalisme américain s'est largement renouvelé au cours des dernières années avec notamment l'arrivée des nouvelles technologies, on ne peut pas en dire autant du capitalisme français même si c'est toujours mieux que rien !
Et comme je le disais initialement, les classements sont toujours sujets à caution, Jeffrey Bezos, le Pdg d'Amazon commence à inquiéter les investisseurs au sujet de sa rentabilité ! Il est pour l'instant le numéro 1 de ce classement. À suivre





lundi 13 octobre 2014

Mondial 2014 : Vous avez dit "voiture connectée"

par Didier Testot

S'il y a bien une révolution qui se prépare dans le secteur automobile, elle concerne la connectivité des véhicules, ce fameux "Digital".
Avoir le contenu de son téléphone sur un écran est un début, à l'occasion du Mondial 2014, la Web Tv a voulu savoir ce qu'il en était déjà dans les véhicules existants. Volkswagen, Mercedes, BMW,
Toyota, Peugeot France ont répondu à cette question.

http://www.labourseetlavie.com/videos/le-zapping/zapping-mondial-2014-voitures-connectees-que-disent-les-constructeurs,1832.html

Même si nous n'en sommes qu'au début en la matière, cela donne déjà un aperçu des enjeux. Et quand on voit la taille de cet écran du tableau de bord dans ce véhicule Tesla, on mesure déjà le chemin parcouru.

(intérieur d'un modèle Tesla Photo Pierre-Ugo Faure pour la Web Tv www.labourseetlavie.com)

Vous pouvez retrouver les interviews complètes des dirigeants du secteur automobile ici également : http://www.labourseetlavie.com/recherche.html?q=mondial

lundi 29 septembre 2014

Immobilier : Accélération de la baisse en 2015 selon un expert indépendant

par Didier Testot
Communiqué de presse du 29 septembre 2014

 Financiarisation excessive, revenu disponible des ménages, scénario de déflation, le marché immobilier français a connu une "bulle", même si les professionnels de l'immobilier ont du mal à parler de bulle mettant en avant les besoins du marché. Mais faut-il une nouvelle fois le rappeler, les marchés immobiliers ont toujours connu des cycles. Où en sommes nous ?
Jean-Luc Buchalet Président de Pythagore Consult persiste et signe dans un nouvel ouvrage publié aux Editions Eyrolles « Comment la bulle va se dégonfler ».
Il a accordé à la Web Tv www.labourseetlavie.com une nouvelle interview dont voici les principaux extraits. En 2012, nous avions évoqué ce marché ensemble, et il décrypte aussi pourquoi finalement la baisse est plus lente que prévue en France.

Jean-Luc Buchalet, Président de Pythagore Consult : 

« Déjà, on va rappeler quand même un principe, c'est qu’il y a des cycles, d'accord ? Si on rappelle la dernière crise qui a eu lieu entre 90 et 97 où le plus bas avait été atteint, à Paris intra-muros, soi-disant la ville lumière qui ne peut jamais baisser, on avait baissé à peu près de 39 %. Si on rajoute l'inflation, on était dans des baisses qui étaient de l'ordre de 48-49 %, donc cela veut dire qu'il y a des cycles dans l'immobilier. Alors, la particularité du dernier cycle, c'est que vous avez eu une financiarisation excessive de l'immobilier avec les banques qui ont utilisé bien entendu les prêts immobiliers comme produit d'appel et en essayant de faire leurs marges sur autres choses de façon à attirer les clients(...)Deuxième chose qui a eu lieu, c'est cette baisse extraordinaire, historique, comme on n'en a jamais vu, et donc personne n'aurait imaginé… si on avait dit il y a dix ans que les taux d'intérêt seraient à 1,30 sur le 10 ans, les gens nous auraient dit : « il y a une catastrophe, qu'est-ce qui se passe ? On est dans un scénario à la japonaise. »



Web TV www.labourseetlavie.com : On a eu aussi du point de vue des ménages sans doute, cette idée avec les crises financières que l'immobilier finalement c'est la valeur refuge.

Jean-Luc Buchalet, Président de Pythagore Consult : « On a exactement eu le même phénomène après la crise de 1929. Donc vous aviez eu l'effondrement des marchés financiers et donc tous les gens ont soldé leur portefeuille, tous les actifs qu'ils avaient dans le domaine financier pour pouvoir se réfugier sur l'immobilier, sachant que les gens se disent : « de toute façon, sur très longue période, ce sera pour ma retraite, j'aurais mon appartement, et donc cela me protège ». Et donc on a eu ce phénomène équivalent, donc on a eu après 29 une hausse très forte de l'immobilier jusque en 1935, et puis derrière la réalité est venue dans une crise qui a mené à la seconde guerre mondiale. On a eu des prix de l'immobilier de 1935 à 1939 qui ont baissé. Aujourd'hui, on a eu cette crise en 2011 et bis repetita en 2012 concernant la possibilité d'un éclatement de la zone euro. Et donc vous avez eu beaucoup de gens qui se sont rendus compte que finalement l'assurance-vie n'était peut-être pas si sûre et donc ont vendu des paquets très importants, on l'a très bien vu dans les flux, pour aller se positionner sur l'immobilier et on a bien atteint un pic sur l'immobilier à l'été 2011. »

Web TV www.labourseetlavie.com : De votre point de vue, on pourrait retrouver ce que l'on a déjà eu c'est-à-dire de dire  -30 % ne serait pas en soit impossible ?

Jean-Luc Buchalet, Président de Pythagore Consult : Donc si, sur très longue période, en gros les prix de l'immobilier évoluent en fonction des revenus. Donc on a bien vu ce phénomène depuis la seconde guerre mondiale jusque, on va dire, en 97, vous avez une évolution parallèle entre le revenu des ménages et les prix de l'immobilier, et on a eu un décrochage puissant par les phénomènes que je viens d'expliquer, de financiarisation excessive, de baisse des taux, d'allongement de la durée des prêts, de financiarisation, donc on a eu cette sortie par le haut. Et donc la tendance de fond, c’est de revenir au revenu disponible des ménages, et je vous le redis en plus dans un contexte économique relativement médiocre, avec une progression maintenant du revenu des ménages qui va être de plus en plus lente, compte tenu de ce scénario de déflation, donc pour pouvoir revenir sur cette tendance à long terme, il faudra à peu près une baisse de l'ordre de 30 %. Donc cela peut se faire deux façons, brutalement, donc ce n'est pas notre scénario, je vous ai dit, -4, -5 cette année, et de l'ordre de -8, -10 l'année prochaine, et puis après à -4, etc., donc un lent étiolement dans la mesure où les banquiers ont fait correctement leur métier c'est-à-dire qu'ils ont vérifié quand même que les ménages étaient solvables, et donc les prix se font quand même à la marge.

La vidéo de cette interview est à retrouver sur le lien suivant :




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mercredi 24 septembre 2014

mercredi 10 septembre 2014

(Podcast) Jean-Louis Mourier Économiste Aurel BGC : "Le leitmotiv des banquiers centraux reste de ne pas surprendre"





mardi 12 août 2014

Eric Dunoyer le Pdg de Numericable cède des titres pour plus d'1 million d'euros

par Didier Testot.
C'est l'été, l'occasion pour le Pdg de Numericable, Eric Dunoyer de vendre des titres de son entreprise dont le fait d'armes de cette année 2014 aura été la prise de SFR malgré les oppositions nombreuses et la bataille médiatique contre l'actionnaire de la société Patrick Drahi, vainqueur à l'arraché de cette bataille dans les telecoms.
Selon un avis de l'AMF, c'est un montant modeste de 4.230 euros environ, suivi d'un montant plus conséquent de plus de 1 M d'euros qui a été cédé par le Pdg actuel de la société. Des titres qui proviennent de cession de NYMB et de parts de la société Altice France sous forme de PECs (en anglais Preferred Equity Certificates).